Grosse frayeur ce soir après la mise à jour de sécurité de Windows (XP SP2 dans mon cas). J’ai cru que j’allais passer la soirée à réinstaller mon système (ce qui ne lui ferait pas de mal soit dit en passant) où bien achever mon PC à coup de marteau (mais comme j’en ai besoin, j’ai jeté le marteau). Ça faisait longtemps que mon palpitant ne s’était pas autant accéléré devant un ordinateur.
Que s’est-il passé? J’ai simplement fait la mise à jour de sécurité mensuelle, le fameux “patch tuesday” (que l’on reçoit le mercredi de ce côté ci de l’Atlantique). Je n’ai pas opté pour la mise à jour automatique mais seulement sa notification. J’aime bien garder le contrôle de ce que j’installe sur ma machine. Bref, la petite icône jaune du bouclier de la barre des tâches me signale l’existence de cette mise à jour. L’occasion pour moi de lancer Internet Explorer 7 (comme il se doit), c’est si rare. Je lance l’analyse personnalisée du système. En réponse je vois un certain nombre de mises à jour de sécurité (une bonne dizaine à vue de nez) ainsi que quelques babioles optionnelles comme un nouveau driver pour ma carte réseau ou Silverlight (là, j’hésite, je trouve assez gonflé de la part de Microsoft de proposer ses technologies propriétaires et vraiment pas – encore – indispensables dans les mises à jour système, ferait-il la même chose avec Flash ou ce qu’il conviendra plus fréquemment d’appeler AIR d’Adobe? Le débat est ouvert.). Au final, je coche tout et valide.
Après un téléchargement et une installation qui demandera plus de 20 minutes (ma machine est vieillissante mais quand même!), le système exige un redémarrage. Je m’exécute. Que n’avais-je point fait? La fermeture de Windows à pris 5 bonnes minutes. Déjà, pas rassurant. Plus inquiétant, le système ne redémarrait pas. L’écran restait noir, l’unité centrale allumée, le disque dur sollicité par accours mais rien d’autre. Ça commençait à sentir mauvais. Au bout de 10 minutes, je redémarre à la mano.
Le système reprend vie, l’écran s’anime, le BIOS se charge, la mémoire se contrôle, les disques durs sont testés, le premier passe mais le second n’est pas reconnu. Et le chargement du système s’arrête là. Argh!!! Je sens une goute de sueur perler le long de mon échine. Panique. Je jette quand même un oeil à la température du processeur : 63°. C’est pas, en théorie, le maximum que peut encaisser mon vieil Athlon XP mais pas loin. J’éteins une nouvelle fois la machine, je la laisse refroidir 5 bonnes minutes. Je redémarre et… cette fois ça passe (la température est tombée à 51°). Deuxième disque dur reconnu et tout et tout et Windows se lance. Ouf, soulagé. C’est pas encore ce soir que j’enterrerai mon boîtier.
Ma session se charge, très, très, très lentement. Beaucoup plus que d’habitude. Pas bon signe mais le plus gros de la frayeur est derrière moi. Ça y est, j’ai enfin la main. Que vois-je? L’icône de notification de mise à jour est toujours affichée. Aurais-je fait tout cela pour rien? Je relance IE, il vérifie (ça prend du temps) et… m’invite à télécharger la mise à jour de l’outil de suppression des logiciels malveillants. Pouvait pas le faire la fois précédente? Bon, pas grave, je valide. Je me demande bien pourquoi vu que je ne m’en sers pas de cet outil (je ne sais même pas où il se trouve). Mais bon, ça m’évite d’accumuler les alertes de mises à jour. Et cette fois, pas de demande de relance du PC. On verra le résultat au prochain démarrage. S’il continue à m’emm… je passe sous Linux. Nah!
En conclusion, quand la machine est lente et cafouille, toujours vérifier sa température. Ou changer de machine.